Petit rappel, La CSG a été créée au taux de 1,3 % le 1er février 1991 par Michel Rocard, considéré comme le père de la CSG.

Nous sommes en 2026, le taux de la CSG passe à 10,6 % sur certains revenus du capital.

La LFSS pour 2026 met fin au taux unique de CSG sur les revenus du capital. Une hausse ciblée s’applique à compter de 2025 ou 2026 selon la nature des revenus, avec un impact immédiat sur la fiscalité de nombreux placements.

Par principe, la CSG applicable aux revenus du capital est portée de 9,2 % à 10,6 %. Cette hausse concerne l’ensemble des revenus du patrimoine et des produits de placement soumis aux prélèvements sociaux, sauf exceptions prévues par la loi.

Le taux global des prélèvements sociaux passe ainsi de 17,2 % à 18,6 %, ce qui porte le taux du prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 31,4 %.

Sont notamment concernés au titre des revenus du patrimoine :

  • Les plus-values sur valeurs mobilières et droits sociaux.
  • Les plus-values professionnelles à long terme.
  • Les plus-values de cession d’actifs numériques.

Certains revenus relevant des BIC, BA ou BNC lorsqu’ils n’ont pas été soumis aux cotisations sociales, notamment les revenus de location meublée non professionnelle.
Et au titre des produits de placement :

  • Les dividendes et assimilés.
  • Les produits de placement à revenu fixe (intérêts notamment).
  • Les gains sur instruments financiers à terme ; La fraction déductible de la CSG reste inchangée et demeure fixée à 6,8 %.

Certains revenus demeurent soumis au taux de 9,2 %, notamment les revenus fonciers, les plus-values immobilières, les produits des contrats d’assurance-vie, les intérêts et primes d’épargne des CEL, PEL et PEP ouverts avant le 31 décembre 2017.

L’entrée en vigueur de la mesure est échelonnée :

  • Pour les revenus du patrimoine (plus-value notamment), la hausse s’applique à compter de l’imposition des revenus de l’année 2025.
  • Pour les produits de placement (dividendes notamment), la hausse s’applique aux revenus acquis ou constatés à compter du 1er janvier 2026.

Les plus-values placées en report d’imposition obligatoire continuent de relever des taux historiques.