Les plateformes, les outils et les partenaires qui vous guideront dans la transition vers la facture électronique
Après avoir découvert le “pourquoi” de la réforme dans l’Épisode 1 et le “cadre du jeu” dans l’Épisode 2, nous entrons maintenant dans le cœur opérationnel du dispositif : qui sont les acteurs qui vont vous accompagner dans cette transformation ?
Dans cet épisode, vous allez comprendre que vous n’êtes pas seuls. La réussite de votre passage à la facture électronique repose aussi sur votre capacité à bien choisir vos alliés.
Les nouveaux héros de votre gestion : les Plateformes Agrées (PA)
Les PA sont les véritables acteurs centraux de la réforme.
Ce sont des plateformes privées qui ont reçu un agrément de l’État pour assurer un rôle clé :
- Transmettre vos factures électroniques dans les bons formats (UBL, CII, Factur-X).
- Contrôler la conformité des données.
- Garantir l’intégrité, la sécurité et la traçabilité du flux.
- Distribuer les factures à vos clients, même s’ils utilisent une autre plateforme.
- Gérer l’e‑reporting des opérations non concernées par l’e-invoicing.
Une PA est donc un partenaire premium : elle vous évite les erreurs, fluidifie les échanges et assure l’interopérabilité entre toutes les entreprises quelles que soient leurs tailles ou leurs outils.
Le Portail Public de Facturation (PPF) : le gardien du jeu
Le PPF, est la plateforme publique officielle. Son rôle est triple :
- Recevoir les factures électroniques transmises par les PA.
- Collecter et transmettre les données fiscales à la DGFIP pour la lutte contre la fraude.
- Assurer l’interopérabilité nationale : toutes les plateformes privées doivent pouvoir dialoguer avec lui.
Les Opérateurs de Dématérialisation (OD) : les “compagnons du quotidien”
Les OD ne sont pas agréés par l’État comme les PA, mais ils jouent un rôle essentiel dans la transition.
Ce sont souvent :
- Des éditeurs de logiciels comptables.
- Des intégrateurs.
- Des prestataires informatiques.
- Ou des experts en traitement documentaire.
Ils vous permettent :
- D’automatiser votre chaîne documentaire.
- D’optimiser vos flux internes.
- D’intégrer la facture électronique dans vos outils existants.
- De préparer vos données avant transmission à une PA.
Votre logiciel comptable : un acteur clé de votre écosystème
Pour réussir la transition, votre logiciel comptable doit être compatible avec la réforme.
Cela implique :
- Gestion des formats structurés (UBL, CII, Factur‑X).
- Connexion avec une PA.
- Récupération automatique des factures reçues.
- Export des données pour l’e‑reporting.
- Intégration fluide dans vos processus (validation, ventilation, lettrage, archivage…).
Les éditeurs travaillent depuis plusieurs années en anticipation de la réforme.
Mais attention…
Tous les logiciels ne se valent pas.
Toutes les fonctionnalités ne seront pas prêtes en même temps.
La connexion PA / logiciel n’est pas automatique.
Il faudra donc vérifier :
- La compatibilité.
- La roadmap de votre éditeur.
- Les coûts de mise à jour.
- Les options d’intégration avec les PA.
L’expert‑comptable : votre meilleur allié stratégique
Dans cette réforme, l’expert-comptable n’est pas un simple spectateur.
Il devient :
- Conseiller stratégique
- Chef d’orchestre de vos flux.
- Garant de la bonne interprétation des obligations.
- Interlocuteur privilégié des PA et éditeurs.
Il vous aide à :
- Analyser vos processus internes.
- Choisir les bons outils.
- Comprendre les impacts pour votre gestion.
- Homogénéiser vos pratiques.
- Anticiper les changements comptables et fiscaux.
Comment choisir vos alliés ? Les critères essentiels
Voici les 7 critères à évaluer avant de sélectionner vos partenaires :
1 — Conformité
S’assurer que les outils choisis respectent les normes et formats obligatoires.
2 — Interopérabilité
Les solutions doivent dialoguer entre elles : logiciel comptable, PA, PPF.
3 — Sécurité
Protection des données, traçabilité, gestion des accès.
4 — Automatisation
Quels niveaux d’automatisation des flux propose votre partenaire ?
5 — Support et accompagnement
La réforme est technique. Vous aurez besoin d’accompagnement, de formation et de suivi.
6 — Pérennité
Choisir des acteurs solides, techniquement fiables et engagés dans la durée.
7 — Coût global
Ne pas se limiter au prix : analyser les économies générées et les gains de productivité.
Le rôle de l’entreprise : vous êtes aussi acteur du jeu
Même entourée d’alliés solides, l’entreprise doit se préparer.
Cela implique :
- Cartographier ses flux : qui émet, qui reçoit, combien de documents, quels formats ?
- Analyser ses habitudes internes : validation, archivage, délais.
- Identifier ses contraintes métier.
- Former ses équipes aux nouveaux outils.
- Communiquer avec ses clients et fournisseurs.
L’entreprise est au centre du dispositif : ce sont ses données, ses factures, ses processus internes.
Conclusion : bien entouré, on va plus loin
La facture électronique n’est pas qu’une réforme technique.
C’est un changement de culture, une nouvelle façon de travailler, un nouveau langage commun entre les acteurs économiques.
Comment passe‑t‑on concrètement du PDF au format électronique structuré ?
Quels sont les workflows à mettre en place ?
Comment fonctionne un flux e-invoicing ?